La Permaculture – Introduction

La permaculture, vous connaissez ? Qu’est-ce que ça vous inspire ? Dans mes articles sur la Permaculture, je vais tenter de démystifier le tout et vous donner mon interprétation ! N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires si vous ne comprenez pas ou que vous êtes en désaccord avec mes textes !

Lorsque j’ai entendu ce terme pour la première fois, je n’avais aucune idée des notions « théoriques » derrière le mot. Cependant, lorsqu’on me l’a expliqué … j’ai su que c’était ce que je cherchais. Que ces notions représentaient exactement ce que j’avais en tête lors de mes rêves éveillés des dernières années ! Mais je ne savais pas que ça existait déjà !!!

Mon rêve était simple : vivre à la campagne … entouré d’arbres fruitiers, d’arbustes fruitiers et de plantes comestibles aussi délicieuses que jolies ! Le tout en harmonie avec la nature, avec un entretien minimum et de l’ABONDANCE ! Aucun pesticide ou insecticide, aucun engrais.

Oui mais dans la vraie vie, la Permaculture c’est quoi ?

Fermez les yeux … imaginez ceci :

Vous sortez de la maison et marchez vers le terrain à l’arrière de la maison. Le ciel est bleu. Le soleil brille. Quelques petits nuages passent tranquillement ici et là. Vous entendez les oiseaux chanter. Plusieurs espèces d’oiseaux. Leurs chants est doux et mélodieux. Vous respirez l’air pur et un parfum de menthe vous vient … suivi par une douce odeur de ciboulette, de thym, de lavande et d’estragon. Tout au long de votre marche, le parfum des fleurs vous enivrent. Des rouges, des blanches, des jaunes, des bleues, des roses. Vous en avez plein la vue. Au passage entre deux arbres, vous cueillez une belle pomme bien mûre et juteuse. Quelle délice ! Sous le pommier, de belles grosses fraises rouges vous attendent juste à côté de la ciboulette et des fleurs de calendules au goût de miel. Un peu plus loin des plants de framboises bien chargés vous supplient de les délester de quelques fruits. Les pruniers, abricotiers et poiriers vous envoient le même message ! Partout autour de vous, que des plantes vivaces ne demandant pas d’entretien et vous fournissant un maximum de nourriture. Le mot qui vous vient en tête est ABONDANCE. Vous êtes entouré d’abondance et tout ceci vous est donné par la nature parce que vous l’avez écouté et que vous avez choisi de l’aider à se régénérer. A son tour, la nature vous rend service puisque la consommation de ces plantes de façon régulière ajoute une quantité incroyable de vitamines et de minéraux à votre alimentation.

C’est cette image qui me parle le plus lorsqu’on parle de Permaculture. Bien sûr il y a énormément d’autres notions. Mais cette image décrit ce qu’est une forêt nourricière selon la Permaculture. Une implantation utilisant des guildes de plantes, c’est à dire des plantes qui s’entraident et se protègent les unes les autres. C’est pour moi la notion la plus importante à retenir. Je reviendrai sur la forêt nourricière et les guildes de plantes dans un futur article. Vous pourrez visiter une grande forêt nourricière dès cet été chez Herbes Orford en Estrie. Ce sera à ne pas manquer !

Mais pour vous donner un exemple, vous pourriez avoir un seul petit îlot autour d’un arbre fruitier qui pourrait être composé d’un bouquet de menthe, de gadelles ou groseilles, de quelques plants de ciboulette, de lupins, de mélisse et de grandes oseilles, d’origan et d’achillée millefeuille, d’hostas et de bourrache. Chaque plante ayant une ou des fonctions bien particulières et très recherchées par ses voisines. L’une permet de fixer l’azote dans le sol afin de la rendre disponible pour les autres, l’autre attire les bons insectes nécessaires à la pollinisation, une autre encore fouille le sol en profondeur afin de remonter des minéraux qui seront récupérés par les plantes voisines, etc. Et le plus merveilleux dans tout ça, c’est que pratiquement chacune des plantes est comestibles, du moins en partie (soit la fleur, la feuille ou la racine). Vos salades ne seront plus jamais les mêmes ! Et que dire des tisanes fait à partir de plantes bien fraîches ! Et c’est sans parler des propriétés médicinales des plantes !

Les débuts de la Permaculture

Le mot « Permaculture », ainsi que la théorie s’y rattachant, sont nés dans les années 1970. Hé oui, ça fait longtemps ! En fait, comme il s’agit de reproduire ce que la nature fait de mieux, notre chère Terre Mère le fait depuis que la vie s’y est installée ! L’homme a tenté l’expérience de la monoculture dans les dernières années afin de produire davantage à plus faible coût et avec moins d’effort humain. Les équipements lourds sont maintenant nécessaire, tout comme les pesticides, insecticides et les engrais. Les sols sont dans un état pitoyable. À ce sujet, une petite vidéo de Claude Bourguignon (spécialiste du sol) m’avait marquée lors de mon cours de Permaculture. Vous pouvez la consulter ici : https://www.youtube.com/watch?v=CGZtf_Srkqo

Je reviendrais sur les sols dans un prochain article.

Les créateurs de la Permaculture (Bill Mollison et David Holmgren) la définisse ainsi : « Système évolutif, intégré, d’auto-perpétuation d’espèces végétales et animales utiles à l’homme. C’est un écosystème agricole complet, façonné sur des exemples existants, mais plus simple.  »

De mon côté, j’aime bien dire qu’il s’agit de créer un mini, petit ou grand écosystème, selon l’espace que nous avons. Cet écosystème est basé sur l’observation de la nature elle-même ! Puisqu’en nature, personne ne va arroser lors de période de sécheresse, personne ne répand de pesticides et d’engrais et surtout personne ne va désherber. Pourquoi devrions-nous le faire dans nos potagers ? Si notre système de production est basé sur le modèle de la nature, tout ceci ne devient plus nécessaire.

En bref

Les règles éthiques de la Permaculture

  • Prendre soin des gens
  • Prendre soin de la nature
  • Partager les surplus avec les gens et la nature

Les principales notions

  • Chaque élément est en relation (maison, route, étang, forêt nourricière, compost, etc) avec d’autres éléments afin de créer des interactions et une coopération. Ainsi chaque relation possible est analysée lors du design afin de trouver les meilleures combinaisons possibles.
  • Chaque élément a plusieurs fonctions. Si un élément a une seule utilité … il n’est peut être pas utile ! Un exemple d’application de ce principe dans une maison : une pièce de la maison qui a une seule utilité peut être combinée à une autre pièce qui a également une seule utilité. On réduit alors l’espace de vie nécessaire, donc les coûts et le gaspillage de matériaux également. Alors un salon, bibliothèque et salle de yoga dans la même pièce plutôt que trois pièces séparées, ça vous dit ?
  • Chaque fonction importante est assurée par plusieurs éléments. Par exemple, le chauffage de la maison doit être assurée par au moins 2 moyens différents. En cas de panne du système principal, on peut compter sur un autre moyen temporaire.

La permaculture, est-ce pour moi ?

Et la permaculture est accessible à tous ! Bien sûr, on peut se renseigner avant de commencer. On peut même demander un design de notre terrain et ainsi éviter certaines erreurs parfois coûteuses. Le design devra tenir compte de vos besoins, mais surtout des besoins et des caractéristiques de votre terrain. Il vous indiquera où et quoi planter. Et vous donnera les étapes de préparation, plantation et de maintenance. Mais on peut également le faire soi-même … en lisant un peu … et en mettant les mains dans la terre ! Et ensuite … en observant avant de trop dépenser et avant de faire trop d’efforts. Parce que chaque terrain est particulier … les résultats varient d’un endroit à l’autre !

En espérant pouvoir faire notre part pour la régénération des sols et de notre chère Terre Mère. Elle a bien besoin d’un coup de pouce !

Michel

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